Oeil de biche & Plume de paon

22 novembre 2011

automne, ô tonne...

Déjà une mise à jour ? Je m'épate moi-même... ^^

 

Pas d'album aujourd'hui, mais quelques photos prises au début du mois, depuis ma fenêtre.

cite U

massif de la Chartreuse

parcnovembre 2011, Saint Martin d'Hères

 

Vous aurez remarqué que je suis en pleine période "couleurs" ces derniers temps ! C'est pour contrer la grisaille et la morosité...

Allez, sur ce, je retourne bosser...

 

P.S. : pour ceux qui n'auraient pas reconnu, le titre est tiré d'une histoire de Tom Tom et Nana... Je fais une crise d'enfance en ce moment ! ^^

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16 novembre 2011

Nostalgie

Hello !

 

Juste un mot rapide, en passant (en fait, je suis actuellement en cours sur les "formes contemporaines du cinéma français"...), histoire de ne pas laisser la poussière reprendre ses droits !

 

La photo du jour, prise aux dernières vacances, est surtout parlante pour les souvenirs qu'elle me rappelle (et que vous ne partagez donc pas) mais comme je l'aime bien, je vous la montre !

 

tracteur fordson

octobre 2011, Montesquieu-Guittaut

 

Pour information, il s'agit du vieux tracteur Fordson de mon grand-père...

J'aime beaucoup les couleurs vives mangées par la rouille, au milieu des feuilles gagnées par l'automne... J'espère que ça vous plaît aussi !

 

Sur ce, je retourne à mon cours, et je vais préparer quelques albums avec mes photos en retard de cet été !

Poutous


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04 octobre 2011

Portrait à quatre mains et deux claviers

Aujourd'hui, un petit texte (enfin, petit, tout dépend du point de vue !) écrit, comme indiqué dans le titre, à deux claviers : en premier, celui de Nini, ma super collègue de fac de l'an dernier, qui mériterai une médaille pour avoir supporté (et parfois encouragé) mes bêtises pendant toute l'année universitaire, qui s'est malheureusement (de mon point de vue) exilée trop loin de moi cette année, et qui écrit vachement bien. Elle a donc écrit, entre autres choses, un portrait, celui d'une jeune femme tout à fait charmante ; mais, comme elle le dit elle-même (Nini, pas la femme du portrait), elle ne savait pas quoi en faire, et l'a laissé entre les mains de qui voudrait lui trouver une histoire. C'est là qu'arrive le deuxième clavier, le mien (au cas où vous auriez pas deviné).

Je vous laisse juger si j'ai fait bon usage du personnage décrit par Nini...

 

          Ses cheveux auburn coiffés d'un chapeau cloche blanc décoré d'un lys, elle avait cette prestance qu'ont les femmes convaincues de leur beauté. Le dos droit, le menton haut, sa bouche aux lèvres gourmandes et colorées de la dureté du courage qui habitent les femmes qui ont déjà beaucoup souffert, elle transpirait l'assurance à quinze pas. Quand elle avançait dans la rue, perchée sur ses talons aiguilles, sa robe légère dansant dans la bise pour révéler la courbe douce de ses reins, se plaquant sur sa poitrine pour en dévoiler la rondeur, les hommes et les femmes se retournaient sur son passage pour ne pas la perdre du regard. Elle était cette personne à qui l'on pense, quand on ferme les yeux le soir et à qui l'on rêve, une fois le sommeil descendu sur les esprits.

 

          Personne n'aurait eu l'audace d'aller lui dire qu'elle avait du charme. On ne dit pas aux belles femmes qu'elles ont du charme, bien qu'elle n'en manquât pas. Quand un homme se penchait à son oreille, une main posée sur son bras pour en sentir la chaleur, le nez près de sa nuque pour humer son parfum, il lui susurrait qu'elle était une femme magnifique, dont la beauté faisait pâlir les étoiles. Elle répondait d'un sourire parfait, ses pommettes d'aristocrate se colorant d'un rose délicat, comme si elle ignorait tout du don extraordinaire que la nature lui avait offert. Puis, elle demandait qu'il aille lui chercher un verre au buffet, ou bien prétendait devoir aller aux toilettes et, dès qu'il avait le dos tourné, disparaissait comme un courant d'air. Il ne restait alors au pauvre prétendant, que la vague émanation d'un parfum envoutant, un reste vaporeux de fantasme inassouvi.

 

          Aux audacieux qui la regardaient trop, qui osaient aborder ce qui devait rester divin, qui espéraient vaniteusement posséder un être libre et sauvage, elle n'accordait jamais plus qu'une conversation, quelques regards, des sourires discrets. Parfois, elle leur faisait l'honneur de rire, illuminant son visage de déesse d'une vie brutale et vive qui irradiait alors de son être comme une nuée ardente.   

 

          Aux médisantes rongées de jalousie qui crachaient sur son honneur comme des serpents, elle les toisait d'un regard aussi froid et terrible qu'un vent d'hiver, les terrassant de sa superbe et de sa grâce, de son infinie supériorité. Aucun besoin de parler, de nier, de redresser les torts qu'on lui faisait, il lui suffisait de balayer l'assistance de ses yeux turquoises dans lesquels brillait la splendeur de l'eau sauvage et idyllique, aussi nuancée sous le soleil que les reflets d'une opale.

 

***

          Il était de ces hommes à la nonchalance étudiée, au négligé sophistiqué, de ceux qui passent des heures devant leur miroir pour obtenir une coiffure façon "je sors du lit" couplée au début de barbe de celui qui n'a pas eu – ou pris – le temps de se raser. Sa veste de costume couplée au jean froissé volontairement délavé lui donnait l’allure d’un adolescent trop vite grandi, d’un étudiant qui essaye tant bien que mal de se donner l’allure d’un homme mûr et sérieux. Ses grands yeux d’un vert très clair et ses cheveux d’un blond à faire pâlir d’envie Marilyn Monroe parachevaient le tableau, le faisant basculer de la catégorie de « beau gosse » à celle de « gueule d’ange » sur qui on se retourne dans la rue.

 

          Les propositions ne manquaient pas, tant les demandes en mariage intempestives que les suggestions de se lancer dans le mannequinat ou une carrière d’acteur. Il laissait glisser, avec un sourire, un de ces sourires innocents de gamin qui feraient fondre la banquise plus vite que tous les réchauffements climatiques du monde, et orientait habilement la conversation sur un autre sujet, sans jamais répondre aux demandes. Il préférait toujours les discussions faisant appel à sa culture, plutôt que les monologues de ses interlocuteurs sur son look ou sa plastique. Mais ce qu’il aimait par-dessus tout, c’était de s’enfermer dans son salon, roulé en boule sur son fauteuil préféré, un bon polar dans les mains, puis se laisser happer par l’intrigue, vibrer avec les personnages, pris dans sa lecture jusqu’à oublier le monde autour de lui.

 

          On aurait pu ne voir en lui qu'un clone parmi tant d'autres de ces bobos écolos qui vont au travail en vélo, boivent du café estampillé commerce équitable et s'habillent de coton bio. Mais sa façon bien personnelle de reprendre par petites touches les éléments clefs d’un mode de vie en vogue pour se les approprier semblait retenir les médisants et faire chavirer les demoiselles, pourtant rapides à émettre en quelques coups de langue vipérins des jugements souvent fatals pour l’objet de leur étude.

 

          Ce qu’il pouvait difficilement nier, en revanche, c’était sa réputation de séducteur. Cependant, qu’y pouvait-il, si toutes les jeunes – et moins jeunes – filles qu’il croisait étaient irrésistiblement attirées par sa personne ? Il en jouait, bien évidemment, utilisant et abusant de sa jeunesse pour justifier son incapacité à se fixer, pour dissimuler le plaisir qu’il prenait à papillonner d’une fille à l’autre en attendant de trouver celle aurait assez d’audace et de charme pour le retenir. Et à ceux qui le traitaient de bourreau des cœurs, il répondait qu’il n’y a de victime plus facile à attraper que celle qui est consentante, et qu’il aurait été bien sot de ne pas en profiter.

 

***

          Ces deux là étaient faits pour être ensemble, un vrai couple glamour Hollywoodien, reflet des rêves de midinettes croyant encore au Prince Charmant sur son cheval blanc, et réminiscence des illusions de femmes revenues durement à la réalité dans laquelle les princes ne sont pas si charmants et où, s’ils ont un cheval, celui-ci, noir et cabré, orne une carrosserie au rouge aussi tapageur que les lèvres peintes d’une prostituée. A eux deux, ils auraient incarné l’essence même de la séduction, reléguant les pin-ups et les dandys dans l’ombre de la foule anonyme. Elle serait apparue comme celle qui aurait assagi le nouveau Dom Juan, enchaîné le cœur du célibataire le plus prisé du moment, et lui aurait été porté en héros, celui qui a capturé la belle inaccessible. Vraiment, ces deux là étaient faits pour être ensemble.

 

          Si Barbara Cartland avait été à l’origine de ces deux personnages, elle les aurait faits se rencontrer, par hasard. Elle l’aurait trouvé trop sûr de lui, trop séducteur, et lui en la voyant se serait fixé comme objectif d’atteindre celle que personne n’avait pu séduire. Ensuite ils se seraient revus, auraient joué quelques temps au jeu du chat et de la souris, avant de finalement tomber dans les bras l’un de l’autre pour vivre une romance idéale sous les yeux bienveillants, attendris et ravis de leurs proches.

 

          Si William Shakespeare avait imaginé un tel duo, tout les aurait séparés : famille, extraction sociale, conventions… Mais l’amour, pour leur malheur, les aurait désignés, faisant d’eux un de ces couples maudits sacrifiés sur l’autel de la passion, ne les réunissant que dans la tombe, grâce à quelque bonne âme émue de leur funeste destin.

 

          Mais ni Barbara, ni William n’ont décrit ces jeunes gens, et dans cette histoire ils ne feront que se croiser, s’entr’apercevoir à peine, et continueront leur chemin chacun de leur côté, épargnant au lecteur une énième histoire d’amour, qu’elle ait été désespérée ou dégoulinante de bons sentiments. L’auteur, satisfait, peut alors reposer sa plume et tirer mentalement un trait sur ces personnages, jaillis on ne sait trop comment d’une imagination trop fertile, et voués à repartir dès la fin de la lecture dans les limbes… En quête d’un autre auteur, qui sait ?

 

 Verdict ?

Et s'il y a des plumes volontaires pour reprendre cette femme et lui donner une autre histoire... N'hésitez pas ! (original à lire ici)

 

Chopperrette a brillamment joué le jeu, à partir du portrait écrit par Nini, suivi de mon portrait masculin. A voir ici !


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23 septembre 2011

Rentrée avec tambours mais sans trompettes...

Me revoici, me revoilà !

L'été s'est fini bien vite, et la rentrée a démarré sur les chapeaux de roue, résultat : je n'ai pas vu le temps filer, et le blog a pris la poussière... L'appareil photo, par contre, a pas mal travaillé cet été ; je n'ai pas encore tout trié, je sais d'avance que toutes mes photos ne seront pas montrables, mais je devrais avoir de quoi alimenter le blog pour quelques jours ! Et je commence avec un souvenir de vacances, et plus précisément un concert pyrotechnique : les Tambours du Bronx, que j'ai vus à Port Barcarès fin août, accompagnés d'un très beau feu d'artifice.

Tambours_du_Bronx-Port_Barcares27 août 2011, Port Barcarès

 

Je ne suis pas du tout douée pour les photos de concert, donc j'ai choisi de vous montrer plutôt des photos du feu d'artifice. L'album est à voir ici !

Conseil musical de la rentrée... Pour rester dans le ton, je ne peux que vous conseiller d'aller écouter les Tambours du Bronx ! Attention, oreilles sensibles s'abstenir, et il vaut mieux éviter d'écouter au casque ! Personnellement, je préfère quand même le concert aux enregistrements, pour l'ambiance, l'interaction entre les artistes et le public, et surtout cette impression d'être entouré par le son... (je précise que le concert était en plein air, donc je pense que je ne dirais pas la même chose s'il avait été dans une salle où la réverbération aurait agressé mes fragiles petits tympans !).

Avis cinématographique maintenant ! Dans la même veine, mais en plus doux pour les oreilles, ma soeur m'a fait découvrir cet été un très chouette film suédois, Sound of noise. Que vous aimiez ou non la musique, et plus précisément les percussions, je vous le recommande chaudement !

Sur ce, je souhaite un très bon week-end à ceux qui, n'ayant pas étés découragés par mon silence, sont venus aujourd'hui lire mon blabla et zieuter mes photos ! Et un grand merci (bonifié en énorme merci si j'ai droit à un avis dans les commentaires !) pour le passage sur mon modeste espace... (et d'ailleurs, vous pouvez remercier Chopperrette pour sa ténacité, sans elle je n'aurais peut-être pas eu le courage de venir donner un coup de balai et ajouter un nouvel album ici !)

Poutous !


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03 juillet 2011

musique à l'île de Ré

Comme l'a dit avec beaucoup d'humour (enfin, un peu vue et revue la blague, mais s'pas grave...) un de mes potes, c'est un peu le comble, pour un musicien, d'aller à l'île de Ré. Surtout pour y donner le concert d'ouverture du bien nommé festival Ré Majeure... (quelques infos - et une faute dans le nom du festival en prime - par ici)

 

Si je vous parle de musique, de festival et d'île de Ré, c'est parce que j'ai accompagné, début juin, les Musiciens du Louvre - Grenoble pour le concert d'ouverture en question (Cosi fan tutte de Mozart, en version scénique). Ceci dit, ces explications doivent être bien superflues pour mes fidèles (et fort nombreux ^^ ) lecteurs, qui trépignent depuis un mois déjà pour voir les photos de mon séjour îlien ! Je ne vous fait donc pas attendre plus, et vous laisse admirer le soleil, le sable et l'architecture de l'île, sur l'album disponible ici ! Je précise par avance qu'il n'y a aucune photo du concert ou des répétitions, je n'étais pas la photographe accréditée pour l'événement, et les photos que j'ai prises de l'orchestre et des chanteurs ne sont que pour mon usage personnel.

 

Mais... Vous êtes encore là ? Allez, filez donc voir ces photos et me donner votre avis !

Et si vous êtes sages, bientôt d'autres photos !

 

Poutous !

 

Posté par -Melusine- à 17:01 - - Commentaires [18] - Rétroliens [0]